Nos associés racontent – Sofia ex associée de l’EEE de Manosque : « Au début, je me suis demandé ce que je faisais là »

En novembre 2021, Sofia décidait de rejoindre l’Entreprise Ephémère pour l’Emploi de Manosque. Si elle retire du positif de cette expérience, au début, ce n’était pas gagné ! Qu’est-elle devenue ? Comment a-t-elle vécu son aventure entreprise éphémère ?

Sofia a accepté de tout nous raconter : du moment où elle a entendu parler du concept à son job actuel qu’elle a commencé au début de l’année.

« J’ai appelé un week-end avant que ça commence »

L’inscription de Sofia à l’Entreprise Ephémère de Manosque relève du hasard. Si de nombreux associés sont contactés par Pôle Emploi ou d’autres acteurs territoriaux de l’emploi, ce n’a pas été le cas de Sofia, qui a entendu parler des EEE au détour d’une conversation.

Fraîchement arrivée dans la Région suite à la mutation de son mari, Sofia s’est retrouvée au chômage. Titulaire d’un diplôme en Management du développement touristique et polyglotte, Sofia n’était pas vraiment inquiète quant à sa capacité à retrouver un emploi rapidement ! Elle a donc passé son premier été depuis fort longtemps sans travailler. Ce qui peut s’apparenter à une aubaine quand on vient d’arriver dans une ville.

Cet été sans emploi lui a permis de se constituer un réseau d’amis, de connaissances ou encore d’autres expatriés, et c’est l’une de ces rencontres qui lui a annoncé l’arrivée du concept à Manosque.

Convaincue par la présentation de son amie, elle a appelé nos équipes un week-end avant que ça commence et c’est avec bonheur que nous avons accepté sa candidature.

« Ce qui m’a plu, c’est la démarche de ne pas envoyer de CV. »

Ce qui l’a intéressée d’abord c’était l’idée de faire des rencontres, mais surtout d’éviter la case CV. Si à son arrivée Sofia était certaine de retrouver un emploi vite, notamment grâce à son « super CV », elle a été surprise de l’envoyer et de ne pas avoir de retour.

Cherchant avant tout un travail intéressant avant un salaire, elle a été séduite par l’idée de ne pas envoyer de CV donc et d’avoir un contact direct avec les potentiels recruteurs. Un moyen bien plus efficace selon elle de se présenter et de convaincre !

« Qu’est-ce que je fais là ? »

C’est ce qu’elle s’est d’abord dit à son arrivée. Sofia ne s’est pas retrouvée dans les profils des autres associés qui étaient nombreux à être au chômage depuis une longue période, ou qui étaient jeunes et sans expériences pour certains. Les problématiques des associés étaient différentes des siennes, ayant un gros bagage professionnel et n’étant pas chômeuse de longue durée.

Elle est restée par engagement plus que par envie, jusqu’au jour où elle a endossé ses premières missions et que l’aventure a pris du sens.

« Quand on a commencé les missions, je me suis sentie utile car j’ai pu apporter certaines de mes connaissances aux associés »

C’est au travers de l’autre que Sofia a trouvé son rôle au sein des EEE : enseigner, aider, soutenir, c’est aussi ça une entreprise éphémère.

Sans s’oublier bien sûr, et ce fut le rôle cette fois des professionnels qui accompagnent les associés aux EEE qui lui ont rappelé qu’elle était aussi là pour elle, pour sa recherche, pour son job de rêve.


Accompagnement individuel pour job de rêve

C’est en se reconcentrant sur elle que Sofia a finalement sonné la cloche (ce qui signifie chez nous qu’une personne a trouvé un emploi). Encore une fois, Sofia n’a pas emprunté le chemin classique et c’est une série d’événements qui l’a conduite à son poste actuel où elle s’occupe du développement touristique équestre.

Lors d’un Open Job (ces matinées où les entreprises viennent présenter leurs offres d’emploi à nos associés), Sofia a obtenu un entretien auprès de la responsable RH du département 04. Si elle n’avait pas d’offres qui correspondaient à son profil, elle a promis de transmettre son CV en interne. Et ça a payé ! Au bout d’une semaine Sofia recevait l’offre d’emploi pour le poste qu’elle occupe actuellement.

« Un job de rêve », d’après elle. Elle n’était pas spécialiste du tourisme équestre mais grâce à son bagage dans le développement touristique elle a pu apprendre et faire ses preuves. A tel point que le CDI est envisagé !


Sofia recommencerait-elle l’expérience ?

« J’en fais déjà la pub ! » Sofia recommanderait l’expérience sans hésiter malgré ses débuts laborieux.

« C’est une vraie aventure humaine, même si c’est un cliché, c’est vrai. Soit on sort avec un super emploi, soit avec de super expériences. Dans tous les cas on rencontrera des personnes que dans la vie on n’aurait pas rencontré. On apprend toujours des autres, on apprend toujours même si on a des diplômes.

Ca permet de sortir d’un isolement de reprendre de la confiance, il y en a pour tout le monde, tout le monde est gagnant. On a tous gagné quelque chose. »

 

 

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