Camille Shine

Un recrutement basé sur la transparence et le bien-être de tous les salariés.

Pour réaliser ce Théma sur la parentalité et l’emploi, nous avons écouté beaucoup d’histoires. La plupart d’entre-elles finissent mal, où ont été extrêmement difficiles à entendre malgré une issue positive. L’interview de Camille qui fait partie de l’équipe RH de Shine, et de Marjolaine une des salariées de l’entreprise dont vous pouvez lire le récit ici, est différente.

L’histoire ne finit pas, elle ne cesse de progresser avec un seul leit motiv : le bonheur de chacun en entreprise passe aussi par la considération de la vie personnelle dans le monde professionnel.

Neuropsychologue de formation, Camille travaille dans le recrutement et met ses services au profit des start-up depuis 6 ans. Faisant partie de l’équipe RH, elle travaille beaucoup en amont, notamment sur la marque employeur. Son but est de recruter les personnes adéquates, les convaincre et contribuer à leur intégration. Il y a 2 ans, elle rejoint Shine, une banque qui développe des comptes professionnels à destination des entreprises et des indépendants. L’entreprise est née il y a 4 ans. 

Depuis l’arrivée de Camille, 5 autres personnes ont rejoint l’entreprise sur le volet du recrutement. L’équipe RH compte désormais 11 personnes. Au total, Shine emploie 190 personnes.

Pendant 8 mois, nous avons collecté des témoignages de parents, de recruteurs et de professionnels. Ils nous parlent souvent en anonyme de leurs difficultés ou des initiatives positives qu’ils ont mises en place. Ce dossier n’a pas pour vocation de récompenser les bons élèves et de fustiger les mauvais, mais uniquement de donner la parole sur un sujet qui concerne de nombreux Français.

Pendant 8 mois, nous avons collecté des témoignages de parents, de recruteurs et de professionnels. Ils nous parlent souvent en anonyme de leurs difficultés ou des initiatives positives qu’ils ont mises en place. Ce dossier n’a pas pour vocation de récompenser les bons élèves et de fustiger les mauvais, mais uniquement de donner la parole sur un sujet qui concerne de nombreux Français.

Comment fonctionne le recrutement chez Shine ?

« Nous essayons d’équilibrer le rapport de pouvoir entre les candidats et nous-mêmes. Le process de recrutement est transparent, notamment sur le salaire exact auquel les candidats peuvent prétendre. »

Tout le processus de recrutement de Shine est basé sur la transparence et la confiance. L’enjeu pour les équipes est que nul candidat ne se sente piégé. L’entreprise communique ainsi aux candidats les contacts de collaborateurs qui peuvent les renseigner sur les conditions de travail. Les salariés se sont portés volontaires pour donner un feedback à leurs potentiels futurs collègues qui en ressentiraient le besoin.

Pas de “questions pièges” non plus lors de l’entretien. L’enjeu du recrutement est simplement de permettre au candidat de se projeter au sein de la société, et du côté RH d’évaluer ses compétences.

« Je ne suis pas si ancienne dans ce métier donc je ne suis pas sûre d’avoir vu « l’ancien monde », mais pour avoir travaillé dans une structure publique auparavant, il est clair qu’actuellement chez Shine je n’ai pas la même pratique du recrutement que nous avions alors. »

Les tests de personnalité ? L’entreprise ne pratique pas. Elle se centre sur les soft skills.  « A titre personnel, j’ai mis très longtemps à me faire un avis là-dessus ». Étant neuropsychologue, Camille dit avoir hérité d’une culture analytique. Pour elle, il y a beaucoup de « biais » dans les soft skills, ce sont des données difficiles à analyser. Pour chacun des postes offerts chez Shine, Camille dresse une liste en amont qui contient les compétences techniques et comportementales requises chez le candidat. Le process pour y parvenir est le plus objectif possible. Camille crée ensuite des questions « sans biais » à destination des managers, créant ainsi une banque de questions à poser aux candidats.

Dans la conception du recrutement de Camille, les tests de personnalité n’ont pas leur place. Au contraire, par exemple, pour voir si quelqu’un est empathique, on se basera sur son expérience en demandant notamment « Peux-tu évoquer un moment dans lequel un de tes collègues était dans une situation très délicate et où tu as dû l’aider ? ».

« Ce sont des types de questions qui font partie de l’entretien structuré, au même titre que les compétences techniques », relève Camille. Puis, dans l’entretien culture, Shine aborde les valeurs qui comptent dans l’entreprise et la façon de travailler. Les deux parties essaient de jauger si les valeurs de l’un et de l’autre se correspondent. Le recrutement est conceptualisé comme un match entre employeur et candidat. Ce qui différencie les start-up les unes des autres pour un candidat, c’est leur culture individuelle ; Shine essaye donc de mettre en avant la sienne.

Les questions de parentalité chez Shine

Sur les questions de la parentalité, Shine a mis en place de la souplesse et de la bienveillance. Au démarrage, les salariés étaient jeunes et la parentalité n’était pas vraiment une problématique. Peu à peu, le sujet est devenu important pour les collaborateurs et les collaboratrices.

Le co-fondateur de la société, Nicolas Reboud, est particulièrement engagé sur cet enjeu. C’est donc naturellement que l’entreprise s’est penchée sur les conditions de travail des pères et des mères.

Pour construire sa politique, l’entreprise a identifié trois priorités :

L’égalité de traitement entre les mères, pères ou second parents.

C’est passé notamment par l’allongement du congé du second parent.

 

Bien comprendre le sujet et ses enjeux, et donc poser la question aux concernés !

Suite aux réflexions Shine a ainsi pris la décision d’offrir une demi-journée de congé rémunéré par semaine le premier mois de la reprise du travail aux parents, afin de faciliter notamment les rendez-vous médicaux et autres impératifs.

Ou encore d’aménager les trois premiers mois de l’enfant l’emploi du temps des parents, en ne fixant aucune contrainte avant 10h et après 17h.
Des 4 à 9 mois de l’enfant, les parents sont autorisés à s’absenter pour des rendez-vous médicaux sans pose de jours de congé.

Les mères bénéficient d’avantages supplémentaires pour des raisons physiologiques : télétravail à 100% le premier mois possible, un espace allaitement dans les locaux.

⇒ Il y a différentes façons de vivre la parentalité

Les possibilités sont offertes mais non imposées et les salariés sont invités à discuter avec leurs managers sur leurs attentes.

Marjolaine a profité de cette bienveillance sur les questions de parentalité. Enceinte lors de son entretien chez Shine, elle a été recrutée. Elle raconte son entretien, et son retour de congé maternité.

 

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