Entreprises : engagez-vous socialement pour l’emploi

S’engager pour l’emploi, s’engager socialement pour l’emploi, c’est comprendre le processus d’insertion professionnelle. Autonomie, aptitudes et projets, l’insertion professionnelle est une manière de donner sa chance à chacun, peu importe son origine sociale, peu importe son bagage scolaire. L’insertion professionnelle, c’est associer au retour à l’emploi une dimension de formation, afin de favoriser l’embauche des personnes peu ou pas diplômées.

S’engager socialement pour l’emploi : le rôle des entreprises dans l’insertion professionnelle

Les entreprises ont un vrai rôle à jouer dans l’insertion professionnelle, que ce soit en acceptant des contrats d’apprentissage ou même en développant la formation, qui conduit à une possible embauche au sein du groupe initiateur.

C’est d’ailleurs la stratégie mise en place par le groupe Véolia qui offre une grande place à l’apprentissage, et qui a développé en parallèle un centre de formation, et la Fondation Véolia qui propose aux salariés du groupe de proposer des projets pour faciliter le retour à l’emploi et/ou des projets ayant un enjeu environnemental.

En Allemagne, en Australie, en Suisse ou encore en Autriche, l’apprentissage est jugé comme une action de réinsertion des jeunes peu ou pas diplômés.  Il faut savoir qu’en 2016, l’Allemagne comptait trois fois plus d’apprentis que la France, et un taux de chômage chez les jeunes trois fois moins important. «Les jeunes Allemands, pour qui l’apprentissage est une voie d’excellence valorisée par les familles et par les entreprises, ont peu de mal à intégrer le marché du travail et peuvent largement espérer évoluer dans leur carrière», estime Bertrand Martinot spécialiste du travail et de la formation, dont les propos ont été recueillis par le Figaro en août 2016. En France par contre, d’après le spécialiste, la filière reste peu privilégiée au profit « d’une obsession du diplôme », et en raison d’un circuit quelque peu complexe.

L’apprentissage : le modèle allemand, le modèle français

En Allemagne, l’apprentissage est une voie exigeante. On y accède à un âge plus important qu’en France, avec souvent des contrats de plus longue durée. Il est considéré comme le principal accès à des emplois de qualification moyenne, avec garantie de débouchés professionnels. «Dans un contexte démographique où la ressource en main d’œuvre qualifiée est rare, les entreprises sont fortement impliquées, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, et y recourent largement comme pré-embauche», expliquait Bertrand Martinot à ce sujet, toujours dans les colonnes du Figaro.

En France en revanche, l’apprentissage « apparaît pour les entreprises comme un moyen pour elles de limiter leur coût du travail», considère Bertrand Martinot. Il est principalement exercé dans les TPE, pour des métiers à faible rémunération et souvent sans intention d’embauche après la formation. «Les entreprises et les écoles d’enseignement supérieur tendent à utiliser l’apprentissage comme une sorte de ‘super-stage’», analyse Bertrand Martinot.

Pourtant, alors que la filière était jusqu’en 2015 peu valorisée en France, certaines régions responsables de la formation professionnelle et de l’apprentissage ont annoncé en 2016 vouloir mettre en valeur ce système qui mêle expérience professionnelle de formation. C’est notamment le cas de la Région PACA qui souhaite porter à 50.000 le nombre de ses apprentis d’ici l’année 2021, afin de « lutter contre le chômage et dynamiser l’économie régionale. »

D’après les informations du site officiel de la Région PACA, 70% des apprentis trouveraient un emploi dans les 6 mois qui suivent leur formation. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la Région considère l’apprentissage comme « une réponse efficace à la lutte contre le chômage ». En 2016, 27600 jeunes ont d’ailleurs opté pour ce format en Provence Alpes Côtes d’Azur.

Cependant, pour que l’apprentissage soit une réussite, il faut veiller à la coordination et à la complémentarité des actions des différents intervenants. Mais aussi compter sur l’implication et l’appui des entreprises, que ce soit par l’embauche d’un apprenti, ou par l’adaptation de l’offre professionnelle aux missions de l’entreprise.

Axel Dauchez, fondateur de Make.org se dit « fasciné par l’apprentissage ». Il admet cependant que son expérience au sein d’entreprises, lui a fait penser qu’il était complexe d’appliquer un modèle allemand à la France en ce qui concerne ce mode d’embauche.

Le développement de l’apprentissage doit se faire dans la complémentarité

Pour Antoine Frérot, PDG de Véolia, le développement de l’apprentissage n’est possible qu’avec la complémentarité. Travailler avec des partenaires, les Chambres de Commerce et l’Education nationale, est la clé de la réussite. Pour parvenir à développer l’apprentissage, le groupe s’est appuyé sur les acteurs susnommés, et sur les Collectivités Publiques pour recruter des jeunes demandeurs d’emploi sans qualification et qui souhaitaient travailler. C’est selon Antoine Frérot la mise en réseau qui permet de développer une vraie stratégie sociale d’insertion professionnelle au sein de l’entreprise. L’Education Nationale pour la partie formation et l’éventuelle création de diplômes spécifiques, et les Collectivités locales pour la mise en relation de l’entreprise avec des jeunes en demande.

S’engager socialement pour l’emploi, c’est aussi veiller au maintien de l’employabilité de ses salariés. L’obsolescence des employés est un fléau. La mise à niveau par l’organisation de sessions de formations, par l’écoute de leurs besoins, de leurs compétences a un double avantage : accroître la compétitivité de l’entreprise, et maintenir à niveau les personnes qui oeuvrent au sein du groupe.

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